Géorgie
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République parlementaire ; parlement de 150 sièges élu à la représentation proportionnelle intégrale avec un seuil de 5 % ; le président est choisi par un collège électoral de 300 membres plutôt que par les électeurs ; élections organisées par la Commission électorale centrale (CEC).
Profil révisé pour la dernière fois le July 23, 2026
La Géorgie a accordé le droit de vote aux femmes en 1919, avant la plupart des pays d’Europe, et cinq femmes siégeaient à l’Assemblée constituante de 130 membres élue en février de cette année-là — un record interrompu deux ans plus tard par l’invasion soviétique. Des élections compétitives ont repris avec l’indépendance en 1991. Depuis lors, l’évolution a consisté à réduire le pouvoir de décision direct de l’électorat : les amendements constitutionnels adoptés en 2017 ont retiré aux électeurs l’élection du président et l’ont confiée à un collège électoral, utilisé pour la première fois en décembre 2024. Les élections législatives de 2024, les premières organisées selon un système entièrement proportionnel, ont été contestées par tous les partis d’opposition entrés au parlement ainsi que par le président en exercice, et ont fait l’objet d’un appel du Parlement européen en faveur d’un nouveau scrutin qu’aucun tribunal géorgien n’a examiné.
Comment le vote fonctionne aujourd'hui
- Âge de vote
- 18 et plus
- Inscription des électeurs
- Automatique
- Pièce d'identité
- Pièce d’identité avec photo requise
- Vote obligatoire
- Non
- Vote par correspondance
- Non disponible
- Vote anticipé
- Non disponible
- Vote en ligne
- Non disponible
- Vote depuis l'étranger
- Restreint
L’inscription sur les listes électorales est passive et continue : la CEC tient une liste électorale unifiée établie à partir des données détenues par la Public Service Development Agency, et les citoyens munis de documents d’identité valides y sont inscrits automatiquement. Les citoyens dont les documents ont expiré sont exclus par la loi jusqu’à leur renouvellement. Le vote à l’étranger n’est possible que dans les missions diplomatiques, ce qui, selon les observateurs, en limite l’accès ; 95 910 électeurs étaient autorisés à voter à l’étranger en 2024.
Comment le droit de vote a évolué
Chaque entrée consigne un changement dans les personnes pouvant voter, ou dans les modalités de vote — qu'il s'agisse d'élargissements, de restrictions ou de réformes procédurales.
- 1918Extension
L’Acte d’indépendance garantissait les droits politiques à tout citoyen, sans distinction de nationalité, de confession, de rang social ou de sexe.
- 1919Extension
L’Assemblée constituante a été élue lors d’élections directes tenues sur quatre jours en février, sans condition de propriété et avec le vote des femmes ; cinq des quinze femmes candidates ont été élues à l’assemblée de 130 sièges.
- 1921Restriction
L’invasion soviétique a mis fin à l’indépendance et a remplacé les élections compétitives par un vote sur liste unique pendant les soixante-dix années suivantes.
- 1991Extension
L’indépendance vis-à-vis de l’Union soviétique a rétabli les élections multipartites.
- 2017Restriction
Les amendements constitutionnels ont mis fin à l’élection directe du président, transférant le choix à un collège électoral de 300 membres composé de représentants nationaux, régionaux et locaux, et ont prévu le passage des élections législatives à un système entièrement proportionnel.
- 2024Réforme
La première élection législative entièrement proportionnelle s’est tenue avec un seuil de 5 % et des dispositifs électroniques d’identification des électeurs et de dépouillement dans la plupart des bureaux de vote ; en décembre, le premier président élu indirectement a été choisi par le collège électoral.
Garanties sur le dépouillement
- Type de bulletin
- Mixte
- Audit postélectoral
- Recomptage obligatoire
- Administration électorale
- Commission indépendante
- Observateurs nationaux
- Oui
- Observateurs internationaux
- Oui
Les bulletins sont en papier partout. En 2024, la plupart des bureaux de vote les ont comptés à l’aide de dispositifs électroniques de dépouillement montés sur les urnes, le reste étant compté à la main, de sorte qu’il existe dans tous les cas une trace matérielle. La loi exige un recomptage des résultats provenant d’un ensemble de bureaux de vote tirés au sort après chaque élection, et les observateurs nationaux comme internationaux sont régulièrement accrédités. ODIHR a estimé que les amendements de 2024, qui transféraient le contrôle des nominations aux commissions vers le parti au pouvoir, ont sapé la confiance du public dans l’impartialité de la commission.
À savoir
- La Géorgie a accordé le droit de vote aux femmes en 1919, avant la plupart des pays d’Europe, et a élu cinq femmes à son Assemblée constituante — toutes sur la liste social-démocrate — la même année.
- Les Géorgiens n’élisent plus directement leur chef de l’État depuis 2018 : les amendements constitutionnels de 2017 ont transféré ce choix à un collège électoral, qui a désigné un président pour la première fois en décembre 2024.
- Les citoyens déclarés juridiquement incapables par un tribunal et placés en soins institutionnels sont privés du droit de vote, une restriction qu’ODIHR a jugée à plusieurs reprises contraire aux normes internationales.
Élections dans la base de données
Personnes
- Chef de partiBidzina IvanishviliFondateur de Georgian Dream ; Premier ministre de Géorgie, 2012–2013
- Chef du gouvernementIrakli KobakhidzePremier ministre de la Géorgie, depuis 2024
- Chef de l’ÉtatSalome ZourabichviliPrésidente de la Géorgie, 2018–2024
Sources
- Elections in Georgia — election observation reports— OSCE Office for Democratic Institutions and Human Rights
- Constitution of Georgia— Legislative Herald of Georgia
- Voter Turnout Database— International IDEA