Recherche
Manifestations sous attaque : violations des droits humains lors de la répression postélectorale de 2024 au Mozambique
Amnesty International · April 16, 2025
Sur la base de 28 entretiens et de plus de 100 vidéos et photographies vérifiées, Amnesty documente que les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants, utilisé des projectiles à impact cinétique et des gaz lacrymogènes sans avertissement, et procédé à des arrestations arbitraires massives de plus de 4 000 personnes après l’élection d’octobre 2024. Le rapport indique que la plateforme de la société civile Plataforma DECIDE, qui a recueilli des signalements d’incidents via une ligne téléphonique, a comptabilisé environ 315 personnes tuées et plus de 3 000 blessées entre le 21 octobre 2024 et le 16 janvier 2025, contre la reconnaissance par le commandant de la police Bernardino Rafael de 96 décès, dont 17 agents, au 23 janvier 2025, et constate, à partir d’éléments de connectivité issus de IODA, Cloudflare Radar, OONI et NetBlocks, que l’accès à Facebook, Instagram et WhatsApp a été bloqué ou réduit sur Vodacom, Tmcel, TV Cabo et Movitel pendant les périodes de pic des manifestations. Il cite également l’Association médicale du Mozambique pour 73 cas de blessures par balle entre le 18 et le 26 octobre 2024, dont dix mortels.
Cité par · 1
Chaque enregistrement de la base de données qui s’appuie sur cette source, regroupé par type.
Élections · 1