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Tenue

Élection présidentielle française de 2017

April 23, 2017 – May 7, 2017

Une opération étrangère de piratage et de divulgation a mis en ligne des courriels de campagne d'Emmanuel Macron 44 heures avant le second tour, mais elle n'a pas modifié l'issue : Macron l'a emporté avec 66,1 % contre 33,9 %. Le dépouillement manuel des bulletins papier, l'interdiction obligatoire de toute couverture médiatique avant le vote, et les faux évidents contenus dans la fuite ont neutralisé l'opération — un cas d'école d'ingérence qui ne constitue pas une falsification.

Résultats officiels

Certifié par Conseil constitutionnel (Conseil constitutionnel)Participation 74,6%

Premier tour, 23 avril 2017 (participation 77,77 %)

  • Emmanuel Macron (En Marche!)24%8 657 326
  • Marine Le Pen (Front National)21,3%7 679 493
  • François Fillon (Les Républicains)20%7 213 797
  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)19,6%7 060 885
  • Benoît Hamon (Parti socialiste)6,4%2 291 565

Second tour, 7 mai 2017

  • Emmanuel Macron (En Marche!)66,1%20 743 128
  • Marine Le Pen (Front National)33,9%10 638 475
Sources :1

Le registre d’intégrité

Ce que les preuves établissent, et ce qu’elles n’établissent pas — côte à côte, chaque constat étant sourcé et classé.

Ce qui est établi

  • Opérations d’informationConfirmé

    Une publication issue d'une opération de piratage et de divulgation d'environ neuf gigaoctets de courriels volés d'En Marche est apparue en ligne le 5 mai 2017, quelques heures avant l'interdiction obligatoire de toute couverture médiatique avant le vote. Des documents falsifiés ont été mêlés à des documents authentiques, et le contenu a été amplifié sous le hashtag #MacronLeaks à environ un demi-million de tweets en 24 heures par des réseaux de bots et des comptes de l'alt-right américaine.

    Sources :12
  • Ingérence étrangèreCorroboré

    La campagne a été ciblée par du spear-phishing dans les semaines précédant la fuite. Trend Micro a relié l'infrastructure de phishing à APT28 (GRU) en avril 2017, et en octobre 2020 les États-Unis ont inculpé six officiers de l'unité 74455 du GRU (Sandworm) pour l'opération de piratage et de divulgation de 2017 contre En Marche.

    Sources :123

Ce qui n’est pas établi

  • Falsification des résultatsDémenti

    Il n'existe aucune preuve que l'opération ait modifié le résultat. Macron a remporté l'élection nettement (66,1 % contre 33,9 %) sur des bulletins papier dépouillés à la main ; le calendrier de la fuite par rapport à l'interdiction médiatique, l'avertissement de la commission électorale de ne pas la republier, et les faux évidents dans la publication ont tous limité son effet.

    Sources :12
  • Ingérence étrangèreContesté

    L'attribution n'a pas été établie en temps réel. L'agence française de cyberdéfense ANSSI n'a trouvé aucune empreinte d'APT28 dans la fuite, et son directeur a déclaré que l'attaque était « si générique et simple qu'elle aurait pu être pratiquement le fait de n'importe qui ». Une attribution officielle à un État est intervenue plus tard et depuis l'étranger — l'acte d'accusation américain de 2020 — et non de la France en 2017.

    Sources :1

Évaluation du processus

Le scrutin lui-même s'est déroulé normalement. Le Conseil constitutionnel a examiné le dépouillement et annulé 16 467 bulletins dans 38 des 69 242 bureaux de vote (0,05 % des suffrages exprimés) — des irrégularités locales de routine, sans conclusion selon laquelle le décompte aurait été compromis.

Sources :1

Sources6

RechercheAtlantic CouncilJune 2021
L’opération #MacronLeaks : bilan a posteriori
OriginalArchivage en attente
RechercheDFRLab (Atlantic Council)May 5, 2017
Campagne de hashtag : #MacronLeaks
OriginalArchivage en attente
JournalismeBBC News (reporting Trend Micro)April 2017
Des pirates russes « ciblent » le candidat à la présidence Macron
OriginalArchivage en attente