Élection présidentielle de Moldova 2024 et référendum sur l’UE
October 20, 2024 – November 3, 2024
Les observateurs ont estimé que le scrutin était bien organisé et il a reconduit la présidente sortante pro-UE Maia Sandu, même si une campagne documentée d’achat de votes et de désinformation liée à la Russie — attribuée au réseau Shor — s’est déroulée autour de celui-ci. Les interférences dans l’environnement sont distinctes de l’intégrité du dépouillement.
Résultats officiels
Le registre d’intégrité
Ce que les preuves établissent, et ce qu’elles n’établissent pas — côte à côte, chaque constat étant sourcé et classé.
Ce qui est établi
- Ingérence étrangèreConfirmé
Une opération d’achat de votes d’origine russe, menée par l’intermédiaire du réseau Shor, a transféré des fonds aux électeurs via la banque russe sanctionnée Promsvyazbank ; elle a été documentée par la police moldave, DFRLab et Meta et correspondait à une désignation au titre des sanctions américaines.
- Opérations d’informationCorroboré
Une désinformation coordonnée a accompagné le scrutin : Meta a supprimé un réseau de faux médias d’information en langue russe, et des lettres falsifiées se faisant passer pour des organismes de l’UE et de Moldova ont circulé.
Ce qui n’est pas établi
- Falsification des résultatsDémenti
Que le dépouillement ou les résultats certifiés aient été falsifiés — non établi. ODIHR a estimé que l’administration était professionnelle et impartiale, et l’UE a entériné les résultats.
- Ingérence étrangèreAllégué
Un commandement et contrôle directs du Kremlin sur les opérations ne sont pas établis de manière concluante ; DFRLab a qualifié l’activité de pro-russe, et les États-Unis ont présenté la coordination du renseignement comme probable plutôt que prouvée.
- Violations de procédureAllégué
Que l’achat de votes ait déterminé le résultat — non établi. Aucune conclusion faisant autorité ne quantifie combien de votes ont effectivement été exprimés à la suite de paiements.
Sources :1
Évaluation du processus
ODIHR a conclu que les deux tours de la présidentielle et le référendum avaient été bien organisés et que les candidats avaient pu faire campagne librement malgré des interférences étrangères illicites et des efforts actifs de désinformation, et a estimé que l’administration électorale était professionnelle et impartiale.