Élection présidentielle nigériane de 2023
February 25, 2023
INEC a déclaré Bola Tinubu élu avec 36,6 % des voix lors de l’élection présidentielle la plus disputée au Nigeria depuis le retour au régime civil. L’administration n’a pas tenu la promesse de transparence qu’elle avait faite : ouvertures tardives, violences et absence de publication rapide de nombreux formulaires de résultats présidentiels ont entamé la confiance. Une tabulation parallèle nationale apporte une limite importante à l’affaire. Yiaga Africa a constaté que la part nationale de chaque candidat se situait dans sa fourchette statistique et a indiqué que les modifications de compilation identifiées dans Rivers et Imo n’avaient pas changé le résultat national. Cela confirme l’ordre national घोषित tout en laissant pleinement visibles l’exclusion documentée, la manipulation locale et les défaillances de procédure.
Résultats officiels
- Bola Tinubu — All Progressives Congress36,6%8 794 726
Déclaré élu
- Atiku Abubakar — People's Democratic Party29,1%6 984 520
- Peter Obi — Labour Party25,4%6 101 533
- Rabiu Kwankwaso — New Nigeria People's Party6,2%1 496 687
Le registre d’intégrité
Ce que les preuves établissent, et ce qu’elles n’établissent pas — côte à côte, chaque constat étant sourcé et classé.
Ce qui est établi
- Violations de procédureConfirmé
La publication tardive et défaillante par INEC de nombreux formulaires de bureaux de vote présidentiels a rompu l’attente centrale de transparence associée à IReV.
Plus de détails
La mission de l’UE a constaté que des défaillances opérationnelles et un manque de transparence ont gravement entamé la confiance du public. Les formulaires de résultats présidentiels n’ont pas été téléversés rapidement, alors même que d’autres scrutins l’étaient plus efficacement, et INEC n’a pas fourni d’explication rapide et convaincante. Cette défaillance n’a pas, en elle-même, modifié les formulaires papier, mais elle a supprimé le contrôle public en temps réel promis pendant la phase la plus sensible.
- Violations de procédureCorroboré
Des ouvertures tardives, des violences, des intimidations et une administration inégale ont privé ou entravé la participation dans certaines parties du pays.
Plus de détails
Des observateurs internationaux et nationaux ont documenté d’importantes disparités régionales, des déploiements retardés, des attaques et des cas où le vote n’a pas pu avoir lieu ou où les électeurs ont été dissuadés. Il s’agit de défaillances d’intégrité, même lorsque les bulletins finalement déposés ont été comptés correctement.
- Falsification des résultatsCorroboré
Yiaga Africa a identifié une manipulation de la compilation au niveau des États dans Rivers et Imo.
Plus de détails
Les données des observateurs de bureaux de vote de Yiaga et ses estimations PRVT étaient incompatibles avec les agrégats d’État annoncés dans Rivers et Imo. L’organisation a indiqué que les chiffres avaient été modifiés au niveau de la compilation, tandis que ses relevés échantillonnés de bureaux de vote correspondaient aux images EC8A téléversées qu’elle a pu localiser. Elle a également conclu que ces deux écarts au niveau des États n’étaient pas assez importants pour modifier le résultat présidentiel national.
Sources :1
Ce qui n’est pas établi
- Falsification des résultatsContesté
La tabulation parallèle disponible ne permet pas d’affirmer que l’ordre national des candidats a été inversé.
Plus de détails
L’échantillon national représentatif de Yiaga plaçait les parts officielles de l’APC, du PDP, du Labour et du NNPP dans leurs fourchettes attendues. L’organisation a évalué en particulier que la manipulation qu’elle a identifiée dans Rivers et Imo n’a pas affecté le résultat global. Comme les défaillances du scrutin et les intimidations ont exclu certains électeurs, cela vérifie plus solidement l’agrégation des bulletins effectivement déposés qu’il ne vérifie l’égalité d’accès au vote.
Sources :1 - Anomalies statistiquesDémenti
Une faible participation et des différences régionales ne démontrent pas, à elles seules, un décompte national fabriqué.
Plus de détails
La participation nationale a été historiquement faible et l’administration a fortement varié selon les régions. L’estimation de participation de Yiaga incluait néanmoins le taux officiel dans sa marge d’erreur, tandis que ses fourchettes de parts des candidats incluaient également les chiffres nationaux officiels. Les anomalies sont la preuve de problèmes de participation et d’administration, et non une preuve statistique autonome d’un autre vainqueur.
Évaluation du processus
L’élection est restée très en deçà du processus transparent et inclusif auquel les électeurs avaient été amenés à s’attendre. Le dépouillement sur bulletins papier et une tabulation parallèle nationale citoyenne fournissent des éléments en faveur de l’ordre national annoncé, tandis que les registres des observateurs établissent de graves défaillances dans l’accès, le déroulement du jour du scrutin, la publication sur IReV et certaines compilations au niveau des États. L’affaire ne doit pas être réduite ni à « rien ne s’est passé », ni à « le vainqueur national a été statistiquement réfuté ». Aucune de ces deux affirmations n’est étayée.